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Netflix + Warner : vers une fenêtre cinéma de 17 jours ? Ce que ça changerait (et pourquoi ça fait débat)

3 يناير 2026

Netflix + Warner : vers une fenêtre cinéma de 17 jours ? Ce que ça changerait (et pourquoi ça fait débat)

Netflix envisagerait, selon des sources rapportées par Deadline, de réduire à 17 jours l’exclusivité en salles des films Warner après son rachat. Une idée explosive pour les cinémas… et un possible tournant pour toute l’industrie.

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Une rumeur qui fait trembler les exploitants de salles : Netflix pousserait pour une fenêtre d’exclusivité cinéma de 17 jours pour les films Warner Bros, une fois l’acquisition finalisée. L’info vient de sources citées par Deadline. donc à prendre comme une orientation en discussion, pas comme une décision actée.

Mais même en mode “hypothèse”, l’idée est énorme : 17 jours, c’est trois week-ends. Et dans le cinéma moderne, la majorité du box-office se joue justement sur ces trois premiers week-ends. C’est pour ça que ce chiffre revient souvent dans les négociations post-Covid… et c’est pour ça que le débat est aussi électrique.

1) Le contexte : Netflix veut racheter Warner (et l’industrie s’inquiète)

Depuis début décembre, l’industrie suit le projet de rachat des actifs “studio + streaming” de Warner Bros. Discovery par Netflix. L’opération est massive et doit encore passer l’étape réglementaire (antitrust).

Dans ce climat, Deadline rapporte que Netflix serait “proponent” d’une fenêtre 17 jours, alors que des circuits comme AMC défendraient une ligne autour de 45 jours (considérée comme une référence “standard” récente).

2) 17 jours, ça veut dire quoi exactement ?

Une fenêtre cinéma, c’est la période pendant laquelle un film reste exclusivement en salles avant de pouvoir arriver ailleurs (PVOD, puis SVOD/streaming, etc.).

Le chiffre “17 jours” n’est pas inventé : il a été popularisé quand Universal et AMC ont signé un accord permettant (dans certains cas) de passer au Premium VOD après trois week-ends.

La différence majeure ici : on parle potentiellement d’un basculement vers Netflix (SVOD) — ce qui change complètement l’équation économique pour les salles, car la SVOD “aspire” l’audience sur la durée.

3) Pourquoi Netflix aimerait une fenêtre courte (logique “plateforme”)

  • Accélérer l’arrivée des films sur la plateforme : plus vite un film arrive sur Netflix, plus vite il devient un aimant à abonnements.

  • Rendre le calendrier marketing plus efficace : une seule vague de promo “ciné → Netflix” sur quelques semaines, au lieu de s’étaler.

  • Réduire le risque : si un film démarre moyen, Netflix récupère vite la valeur “catalogue” côté streaming.

D’ailleurs, Netflix a déjà tenté diverses stratégies en salles avec ses productions, souvent sur des sorties limitées. Et dans les prises de parole sur le deal, la direction a martelé qu’elle n’aimait pas les fenêtres très longues, jugées peu “consumer-friendly”.

4) Pourquoi les salles paniquent (et pourquoi 45 jours est une “ligne rouge”)

Pour les exploitants, la peur est simple : si le public sait qu’un blockbuster arrive sur Netflix en moins de trois semaines, une partie attendra… surtout les spectateurs “occasionnels” et les familles.

En plus, une fenêtre très courte peut pousser les multiplexes à sur-optimiser les séances sur les tout premiers jours (blockbusters immédiats) au détriment des films plus modestes qui ont besoin de temps et de bouche-à-oreille.

Deadline rapporte précisément cette tension : Netflix pousserait pour 17 jours, quand AMC voudrait préserver une fenêtre plus longue, autour de 45 jours.

5) Le scénario le plus probable : une fenêtre “dynamique” (et pas une règle unique)

Une hypothèse crédible : Netflix n’imposerait pas 17 jours à tous les films, mais une logique à deux vitesses :

  • Gros blockbusters : fenêtre plus longue (proche de 45 jours) parce que ça imprime encore beaucoup d’argent en salles.

  • Films moyens / petits démarrages : fenêtre courte (17–21 jours) pour récupérer vite l’audience streaming.

C’est déjà le type d’approche dont l’industrie parle depuis les accords post-Covid (17 jours, puis options de sortie “home”).

6) Et en France, ça se passerait comment ? (chronologie des médias)

Point important : en France, même si Netflix contrôlait Warner, la chronologie des médias encadre fortement le passage “salles → streaming”. Les règles publiées (accord 2025) rappellent notamment le point de départ (sortie cinéma) et les délais d’exploitation.

Et Netflix cherche justement à réduire sa fenêtre SVOD française (ex. contestation pour passer de 15 à 12 mois). Donc même si le débat “17 jours” est très US/industrie, il s’inscrit dans un mouvement plus large de pression sur les fenêtres partout.

7) Conclusion : rumeur, oui, mais signal très sérieux

Pour l’instant, on est sur une info “sources” : un cap discuté, pas un contrat signé. Mais le signal est clair : si Netflix rachète Warner, le modèle cinéma traditionnel sera renégocié.

La vraie question n’est pas “17 jours ou 45 jours” : c’est qui décide du rythme de vie d’un film, les salles, ou la plateforme ?

Et toi : tu préférerais quoi ? Un film en salles “événement” plus longtemps… ou un passage rapide sur Netflix pour le voir (ou le revoir) immédiatement ?

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