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CitizenScream28 sept. 2026
Les éléphants ont une mémoire exceptionnelle. Moi aussi, et c’est justement le problème : je risque de me souvenir de ce film et je le regrette amèrement ...
Après les deux navets **À contre-sens** et **Dis-le-moi tout bas**, *Mercedes Ron* revient donc avec une nouvelle adaptation, **Attirés malgré nous**. Peut-être faudrait-il arrêter de vouloir filmer toute sa bibliographie, surtout lorsqu’il s’agit encore d’une histoire à suivre en plusieurs films. Ici, on a surtout l’impression d’avoir payé en temps de cerveau pour regarder le premier épisode d’une série qui aurait oublié de devenir un film.
Rien ne paraît vraiment crédible : ni les personnages, ni les dialogues, ni les situations. Tout sonne faux, tout semble calibré pour du Young Adult, ce genre qui finit par donner au cinéma le même syndrome que YouTube à la création : reproduire une formule jusqu’à ce qu’il ne reste plus grand-chose derrière.
Et contrairement à ce que le genre pourrait laisser penser, il y a finalement assez peu de sexe. Beaucoup de désir, beaucoup de regards, beaucoup de tension… mais pas tellement de quoi justifier le caractère « sulfureux » de l’affaire. Et ceci est le seul point positif !!!
Bref : **Attirés malgré nous** est surtout un titre prémonitoire. J’ai été attiré malgré moi, j’ai regardé malgré moi, et je vais probablement oublier malgré moi. Les éléphants, eux, auraient sans doute quitté le salon au bout de vingt minutes.