ShawnAtreides12 août 2026
Il m'aura donc fallu 13 semaines pour finalement donner une chance à Obsession, première réalisation du videaste américain Curry Braker.
J'aurais pu penser que je n'étais plus fait pour les films d'angoisse/horreur, que cette période m'était passée et que je n'étais plus là cible de telles productions.
Or les récents visionnages de Get Out, US ou encore Nope de Jordan Peele, prouvent surtout à quel point utiliser la force et les outils du film de genre afin d'étayer un propos fort était autrement plus audacieux et captivant.
Alors oui, durant toute la projection d'
Obsession, j'étais tendu et mal à l'aise. Pour autant, 80 % de ces manifestations s'expliquent de façon strictement rationnelle : ça jump care à tout-va, c'est relativement bruyant ; ça hurle, les effets sonores sont omniprésents, puis ça devient bien entendu un peu plus graphique, voire sale à mesure que l'intrigue progresse... Autant de ressorts qui mobilisent et procurent inévitablement des réaction.
Cela n'en fait pas pour autant un mauvais film.
J'ai par exemple trouvé la BO subtile et intéressante de par son côté anachronique volontairement désuet, mais aussi sa douceur paradoxale, ponctuée d'altérations qui renforcent l'incursion du malaise et l'ambiguïté ressentie par les personnages. Les acteurs jouent bien et ne cabotinent même pas. Aussi, certaines éruptions de violence pure, marchent parfaitement et apportent une dimension fataliste plutôt bienvenue.
En revanche, strictement rien de neuf ni de percutant.
S'il maîtrise la forme pour ce premier essai, c'est le manque cruel de fond qui me laisse malheureusement en dehors et m'empêche d'adhérer pleinement à la proposition.
Bien meilleur que le tout-venant horrifique "mainstream", mais bien trop en surface pour être aussi saisissant qu'espéré.